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Nouveaux traitements addictolytiques : aspects cliniques et analytiques

DPC

Les traitements addictolytiques s’intègrent dans la prise en charge globale du patient dépendant en parallèle des mesures psychosociales. Les dernières années ont été marquées par l’apparition du baclofène et du nalméfène dans la prise en charge du patient alcoolo-dépendant, dans un objectif de réduction de la consommation ou d’abstinence. Si ces molécules représentent une avancée certaine pour ces patients, elles ne sont cependant pas dépourvues d’effets indésirables ; la toxicité du baclofène a ainsi fait l’objet de rapports auprès de l’ANSM et des cas de décès par surdosage ont été décrits. Pour l’analyste, la mise en évidence de ces molécules s’avère complexe aussi bien dans un contexte de suivi biologique que de diagnostic d’une intoxication. L’objectif de ce programme est donc de faire une mise au point à la fois sur les aspects cliniques et analytiques de ces molécules addictolytiques. Un focus sera également réalisé sur les dernières avancées en matière de prise en charge de patients dépendants aux opioïdes, et notamment sur le chlorhydrate de naloxone par voie nasale qui fait actuellement l’objet d’une Autorisation Temporaire d’Utilisation de cohorte. Ce programme s’intègre donc totalement dans l’orientation nationale de renforcement de la prévention et de la promotion de la santé. Il est organisé sous un format présentiel comprenant un volet cognitif, avec cinq conférences traitant des points évoqués ci-dessus, et un volet dédié à l’analyse des pratiques professionnelles avec une discussion autour de cas cliniques. L’évaluation des compétences sera formalisée sous la forme de QCM adressés aux participants quinze jours avant puis quinze jours après le congrès. Une restitution sera programmée à l’issue pour l’ensemble des participants.

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En présentiel

Approche biologique des addictions aux opiacés / opioïdes painkillers : aspects épidémiologiques et cliniques, et aspects biologiques pratiques en addictologie et en médecine légale

DPC

Approche biologique des addictions aux opiacés / opioïdes painkillers : aspects épidémiologiques et cliniques, et aspects biologiques pratiques en addictologie et en médecine légale Dans l’objectif d’une meilleure prise en charge de la douleur, la France, comme tous les pays développés, a vu depuis le début du siècle augmenter la prescription des antalgiques opioïdes notamment par le biais des nouvelles molécules synthétiques. D’une manière plus générale, les opioïdes sont aujourd’hui nombreux et d’indications variées : antalgiques, traitements de substitution, antidote de l’overdose. A ce panorama, se rajoutent les Nouveaux Opioïdes de Synthèse (NOS) qui présentent les difficultés en termes de santé humaine propres à ce périmètre particulier des Nouveaux Produits de Synthèse (NPS). La pharmacologie des opioïdes demeure complexe et encore non complètement élucidée, et elle est parfois compliquée par des susceptibilités individuelles d’ordre pharmacogénétique. Les risques au court ou au long terme, qu’ils soient dans un cadre thérapeutique ou non, sont nombreux : usages non médical, prolongé, abusif ou sans supervision médicale. Dans ces circonstances, le renforcement des connaissances et des compétences des biologistes s’avère essentiel sur cette thématique. Les objectifs de cette formation à destination des biologistes seront multiples : améliorer la qualité et l’efficience des analyses biologiques destinées au repérage et à la prévention des usages d’opioïdes, optimiser les analyses biologiques pour la prise en charge des patients et d’une manière générale, participer efficacement à la réduction des risques et dommages chez les usagers d’opioïdes. Ainsi, cette action de formation (s’inscrivant dans l’orientation pluriannuelle prioritaire de développement professionnel continu n° 19, « Fiche de cadrage 19. Amélioration de la prévention, du repérage et des prises en charge ») se propose d’apporter aux biologistes des éléments éclairés scientifiquement et actualisés pour qu’ils puissent être des acteurs de santé publique avertis : · des dernières données épidémiologiques disponibles sur l’usage (médicamenteux ou non) d’opioïdes et effets sur la santé (morbidité et mortalité) · des éléments nécessaires et indispensables à l’interprétation des résultats d’analyses (compréhension de la pharmacologie des opioïdes et place dans le traitement des douleurs chroniques), · de la place des résultats biologiques dans les actions de prévention et de repérage des risques de mésusages, · et de l’appréhension (limites et intérêts) des outils analytiques de diagnostic permettant la caractérisation des expositions chroniques ou aigües aux opioïdes. Dans une première partie d’approfondissement et d’actualisation des connaissances, cette action de formation va proposer un état des lieux des connaissances épidémiologiques actuelles concernant les opioïdes. La France demeure très éloignée des États-Unis en ce qui concerne le phénomène des décès en lien avec la prise d’opioïdes. Pourquoi la France est-elle épargnée et qu’en est-il de la réalité des données épidémiologiques ? Les intervenants se proposent de partager avec les participants l’état des connaissances sur les données épidémiologiques concernant la circulation/les trafics d’opioïdes sur le territoire national et les décès en lien avec leur prise. Sur le plan clinique, leur place dans le traitement de la douleur chronique sera largement évoquée après un rappel des éléments fondamentaux de la pharmacologie de ces substances. En termes de mésusages, les éléments de repérage et de prévention, mais également de prise en charge et d’orientation des patients, seront développé sur deux sujets en particulier, le fentanyl transmuqueux et la kétamine. Dans chacun de ces périmètres, les intervenants proposeront aux biologistes participants des éléments pour : · Maitriser les données les plus récentes concernant les données épidémiologiques et les niveaux de preuves sur la circulation et la consommation des opioïdes (incluant les NOS) en France, en 2024 ; · Connaitre les spécificités des risques en lien avec la prise d’opioïdes en fonction des catégories de patients, et particulièrement ceux exposés au risque addictif (pathologies mentales, maladies chroniques somatiques et psychiques) et les mécanismes de l’addiction et types de dépendance ; · Identifier les substances ou familles d’opioïdes potentiellement concernées et nécessaires à dépister/doser ; · Connaitre dans la place des analyses biologiques dans l’entretien clinique ciblé à-même de déceler une dépendance aux opioïdes. Dans une seconde partie seront abordés les aspects pratiques et analytiques qui permettent d’évaluer biologiquement les expositions à des opioïdes. Les choix des matrices biologiques (avantages, inconvénients) les plus adaptées à la réponse aux questions diagnostiques seront déclinées. Les perspectives d’avenir d’utilisation d’outils novateurs de diagnostic basés sur la détection de leur activité pharmacologique (action sur les récepteurs opioïdes), ou de matrices alternatives (cheveux) pour ces analyses seront proposées. L’évolution des performances analytiques et notamment les excellentes sensibilités des nouveaux outils diagnostiques mis à disposition dans les laboratoires, tels que la LC-MS/MS ou temps de vol, y sera exposée avec un focus particulier dans le domaine de l’interprétation des résultats sur les problèmes d’ordre pharmacogénétique à-même d’expliquer des situations cliniques délétères et inattendues. Enfin, la session de formation sera clôturée par l’exposé des éléments essentiels d’interprétation dans un contexte médico-légal autour d’un cas pratique et avec la participation du public. Ainsi les intervenants développeront leurs propos pour donner les clés aux biologistes pour : · Identifier les outils diagnostics à mettre en œuvre pour rechercher les biomarqueurs appropriés d’une exposition aux opioïdes ; · Connaitre également les approches analytiques qui pourront être développées dans un futur proche ; · Savoir utiliser à bon escient les matrices biologiques disponibles en fonction de la question diagnostique posée ; · Connaitre les éléments pharmacogénétiques pouvant expliquer les variabilités interindividuelles de réponse clinique à la prise d’opioïdes ; · Connaitre les attendus et pièges de l’interprétation d’une prise d’opioïdes dans une contexte médico-légal.

Médecin du travail, Médecin Généraliste, Médecin spécialiste de santé publique, Allergologue


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La question des contaminations en toxicologie : aspects sanitaires et d’interprétation des résultats d’analyses (vrais faux positifs, faux vrais positifs

DPC

Il est désormais reconnu que de nombreuses pathologies à l’origine de décès prématurés (cancers, allergies, maladies respiratoires, métaboliques et cardiovasculaires …) sont associées à des facteurs environnementaux, notamment à des phénomènes de pollution de notre espace de vie. Cependant, pour les professionnels de santé, il demeure difficile de maintenir à jour leurs connaissances sur les liens épidémiologiques ainsi que leurs compétences, en lien avec les dernières données de la science, pour établir un lien de causalité entre un événement de santé et une exposition environnementale. Effectivement, la prise en charge, le diagnostic clinique et biologique des pathologies associées aux contaminations environnementales constituent des exercices professionnels difficiles de par la diversité des polluants identifiés mais également et indirectement, par l’existence d’éléments de confusion pour le grand public en lien avec les différentes sources de pollution (alimentation, boissons, air, …). Ces éléments de confusion constituent une des raisons pour laquelle une bonne connaissance par les professionnels de santé des données scientifiques concernant les liens épidémiologiques entre exposition environnementale et pathologie est indispensable. Dans le même temps, répondre de manière adaptée aux préoccupations croissantes des patients dans ce périmètre nécessite une approche, parfois pluridisciplinaire, dans laquelle les résultats des analyses toxicologiques constituent régulièrement une base rationnelle de diagnostic. C’est sous cet abord que se situe l’objectif de cette action de formation. Ainsi, cette action de formation (s’inscrivant dans l’orientation pluriannuelle prioritaire de développement professionnel continu n° 20, « Appréhension des enjeux liés à la santé environnementale » ) se propose d’apporter aux professionnels de santé (médecins, biologistes ou techniciens de laboratoire) des éléments de réponse clairs et scientifiques à différentes questions pour qu’ils puissent être des acteurs avertis : · de l’état des connaissances actuelles sur le lien épidémiologique entre exposition environnementale et maladies, · d’actions de prévention et repérage, · dans l’appréhension (limites et intérêts) des outils analytiques de diagnostic, · et dans la prise en charge de pathologies en lien avec les facteurs environnementaux, en particulier pour les populations les plus exposées et les plus fragiles (enfants, femmes enceintes…). Dans une première partie d’approfondissement des connaissances, cette action de formation va proposer un état des lieux des connaissances épidémiologiques actuelles (données de l’OMS et d’études sur le territoire français) et des exposomes dans quatre situations bien déterminées : suppléments alimentaires contaminés et médicaments contrefaits et/ou contaminés par de polluants, contamination de la viande par des anabolisants, contamination par les pesticides, contamination du poisson par les métaux lourds. Les intervenants se proposent de partager avec les participants l’état des connaissances sur les liens épidémiologiques entre exposition environnementale et certaines maladies (cancers, baisse de fertilité, cancers, maladies neurodégénératives…) dans chacun de ces quatre périmètres. Un focus sera réalisé sur les populations vulnérables, en particulier sur celle des enfants à naitre (ralentissement de la croissance fœtale et troubles de développement neurologique, durée de gestation perturbée), des nouveau-nés et des enfants (retard staturo-pondéral, troubles du développement physique et psychique) à travers la revue de la littérature des données épidémiologiques issues d’une vingtaine d’études récentes sur des cohortes Françaises et Européennes. Dans chacun de ces périmètres, les intervenants proposeront aux participants des éléments pour : · Maitriser les données les plus récentes concernant les données épidémiologiques et les niveaux de preuves permettant d’apprécier le rôle des exposomes, · Connaitre quand et comment faire un interrogatoire ciblé à-même de déceler une exposition chez un patient potentiellement exposé à un polluant (comportement du sujet, type d’exposition, durée de l’exposition, effet cumulé des expositions …), · Identifier les substances ou familles de substances potentiellement concernées · Connaitre les biomarqueurs les plus pertinents pour objectiver ces expositions · Connaitre les outils analytiques permettant d’objectiver à mettre en œuvre pour ce diagnostic, et dans quelle matrice biologiques. Dans une seconde partie seront abordés les aspects pratiques et analytiques qui permettent d’évaluer biologiquement les expositions à des toxiques. Les choix des matrices biologiques (avantages, inconvénients) les plus adaptées à la réponse aux questions diagnostiques seront déclinées, et les perspectives d’avenir d’utilisation de matrices alternatives (empreintes digitales, autres fluides corporels) dans ces analyses seront proposées. L’évolution des performances analytiques et notamment les excellentes sensibilités des nouveaux outils diagnostiques mis à disposition dans les laboratoires tels que la LC-MS/MS ou temps de vol y sera exposée ainsi que leurs conséquences sur les interprétations des résultats. Effectivement, cette course à la sensibilité de détection d’ultratraces de toxiques/polluant dans les milieux biologiques des patients amène aujourd’hui paradoxalement à un risque d’erreurs d’interprétation (« vrais faux positifs, faux vrais positifs ») que les trois intervenants développeront pour donner les clés aux participants pour : · Identifier les situations à risque de vrais faux positifs / faux vrais positifs, · Connaitre les moyens de s’en prémunir (ou de les diminuer), · Savoir utiliser à bon escient les cut-off d’interprétation (quand ils existent dans la littérature).

Technicien de laboratoire médical, Médecin du travail, Médecin Généraliste, + 4 autres


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Cannabidiol : mise à jour des connaissances (réglementaires, cliniques et analytiques) dans un contexte d’actualité

DPC

Le chanvre indien, ou cannabis, est aujourd’hui un produit de grande consommation. Substance illicite la plus consommée en Europe et en France, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes, le cannabis induit des pratiques addictives dont les modalités dépendent du mode et de la fréquence de consommation. La prise en charge, mais surtout le diagnostic clinique et biologique de l’addiction au cannabis est aujourd’hui compliqué par le développement de l’usage des produits à base de cannabidiol (CBD) incluant de nouvelles pratiques (cigarettes électronique) mais également et indirectement, par des éléments de confusion chez le grand public en lien avec les applications médicales et essais thérapeutiques de cannabinoïdes. Cette action de formation (s’inscrivant dans l’orientation n° 41 : Repérage précoce, accompagnement et prise en charge des patients présentant des pratiques addictives de type tabac, alcool, cannabis, opioïdes, jeux écrans, achats compulsifs, sexe ») va parcourir l’ensemble de ces actualités avec l’objectif d’apporter aux professionnels de santé des éléments de réponse clairs et scientifiques aux différentes questions des acteurs du repérage, du diagnostic et de la prise en charge, qu’ils soient médecins, biologistes ou techniciens de laboratoire, telles que : • Rappeler l’évolution de la réglementation entourant la vente et l’usage du cannabidiol en France • Identifier les effets pharmacologiques établis du cannabidiol • Connaitre les possibilités d’analyse (sanguine, salivaire) pour différencier un usage de CBD de celui de cannabis • Connaitre le cadre réglementaire de l’usage médical du cannabis en France • En termes de risques associés et de particularités de prise en charge, identifier quelles sont les particularités de la pratique de vapotage des cannabinoïdes • Définir la situation de l’usage du cannabidiol vis-à-vis de la pratique sportive sur le plan réglementaire et vis-à-vis du dopage. Cette formation repose sur une présentation des différents aspects de la thématique (réglementation, dopage, pharmacologie, analytique, expérimentation, cigarette électronique) par des intervenants spécialistes, et des illustrations des problématiques par des mises en situation (présentation de cas et/ou Frequently Asked Questions,) et les réponses à y apporter. De ce fait, les médecins qui assurent la prise en charge de patients, les techniciens qui assurent le dosage et les biologistes qui interprètent les résultats analytiques sont tous impliqués dans la bonne prise en charge de cette problématique.

Technicien de laboratoire médical, Médecin réanimateur, Médecin Généraliste, + 3 autres


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Place des analyses toxicologiques chez le nourrisson dans la mise en évidence de la maltraitance : aspects pratiques et médico-légaux

DPC

Dans cette tranche d’âge, les intoxications sont rarement accidentelles et revêtent souvent un caractère de maltraitance envers des personnes pour le moins vulnérables ainsi qu’un aspect médicolégal : empoisonnements, soumission chimique, syndrome de Münchhausen par procuration, etc… Les analyses toxicologiques permettant d’objectiver et de documenter les faits revêtent alors une importance capitale dans ce contexte. Or, de l’étape pré-analytique, complexe, notamment chez le nourrisson pour lequel il est souvent difficile d’obtenir des prélèvements en quantité suffisante, à l’interprétation des résultats, qui doit prendre en compte des paramètres tels que les spécificités pharmacologiques liées à l’âge ainsi que d’éventuelles expositions in utero, ces analyses soulèvent de multiples difficultés. Ce programme a pour objectif de faire le point sur les aspects cliniques, analytiques, réglementaires, médicolégaux de la toxicologie pédiatrique en vue d’améliorer le repérage des situations de maltraitance des nourrissons, et s’adresse aussi bien aux pédiatres qu’aux réanimateurs, analystes et médecins légistes.

Technicien de laboratoire médical, Médecin réanimateur, Médecin du travail, + 4 autres


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Cannabis et cannabinoïdes : mise à jour des connaissances cliniques et analytiques dans un contexte d’actualité

DPC

Présentation de l’action DPC Cannabis et cannabinoïdes : mise à jour des connaissances cliniques et analytiques dans un contexte d’actualité L’actualité concernant le cannabis et les cannabinoïdes est riche de par plusieurs éléments intriqués : les questions concernant les applications thérapeutiques du THC et la mise en œuvre de leurs modalités, l’usage et le mésusage de dérivés du cannabidiol (CBD) sous de multiples présentations à destination essentiellement des jeunes générations, et l’émergence d’usage de cannabinoïdes de synthèse. Cette action de formation clinico-biologique se propose d’aborder ces différents thèmes, tant sur le plan analytique (dépistage et dosage) que dans le domaine de l’épidémiologie et la prise en charge médicale et thérapeutique, qui s’inscrivent dans les orientations 4 et 12 de la politique nationale de Santé. Le 27 décembre dernier, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a souscrit aux premières conclusions émises le 13/12/2018 par le Comité Scientifique Spécialisé Temporaire (CSST), créé afin d’évaluer la pertinence et la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France : les membres du CSST ont pu recueillir les points de vue de représentants de professionnels de santé et de patients, et analyser les données de la littérature, les modalités d’usage déjà mises en place dans certains pays et les données juridiques françaises et internationales. A l’issue de ces auditions, le Comité a estimé pertinent d’autoriser l’usage de la plante cannabis dans un but thérapeutique, dans certaines pathologies, en cas d’échec des prises en charge usuelles, en complément ou en remplacement de certaines thérapeutiques, en excluant l’usage en première intention et l’utilisation de la voie d’administration fumée. Cependant, de nombreux points restent encore à préciser : comment le cannabis sera-t-il obtenu ? Comment sa qualité sera-t-elle contrôlée ? Quel sera son statut ? Comment et par qui sera-t-il prescrit et dispensé ? Quelles voies d’administration et quels dosages seront utilisés ? Ces questions concernant largement l’ensemble des professionnels de santé seront abordées par Mme A.L. PELISSIER-ALICOT et Mr M. MALLARET. Parallèlement, l’usage du cannabis demeure intense en France. Dans le même temps, de nombreux produits contenant du CBD ainsi que des boutiques abusivement appelées « coffee shops » sont apparus en France. Ces deux éléments participent à une recrudescence de cas d’intoxication et de dépendance particulièrement alarmants dans des populations jeunes, ou pédiatriques. La prise en charge médicale fait intervenir initialement les toxicologues des Centres Antipoison, les médecins urgentistes des Services d'Accueil mais aussi des SAMU, les pédiatres, les réanimateurs … Les aspects cliniques seront développés par Mme M. DEGUIGNE et Mr D. VODOVAR. Mme Y. JAGAILLOUX réalisera plus particulièrement un point d’actualité (réglementaire et analytique) susceptible d’enrichir les connaissances des cliniciens et des biologiques sur les produits contenant du CBD. Enfin, la présentation de Mme L. FOSSE abordera le phénomène émergent des intoxications pédiatriques par le CBD liquide utilisé avec des e-cigarettes. Les cannabinoïdes de synthèse demeurent l’une des familles de Nouveaux Produits de Synthèse (NPS) les plus usés en France. Les NPS désignent un éventail hétérogène de substances psychoactives qui imitent les effets de différents médicaments ou produits illicites. Principalement issus de la recherche scientifique, puis reproduits par des laboratoires clandestins pour échapper à la loi sur les stupéfiants, l’usage et la disponibilité sur l’Internet des NPS se sont rapidement accrus ces 10 dernières années. Ainsi, 51 nouveaux NPS ont été détectés pour la première fois en Europe en 2017, portant le nombre de NPS suivis par the European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction (EMCDDA) à plus de 670. Ce sont essentiellement quatre familles de NPS qui semblent dominer (quantitativement et en terme d’impact sanitaire et médico-légal) le marché français, parmi lesquelles les cannabinoïdes de synthèse (ou « spices »). A travers le tableau clinique et les résultats toxicologiques observés chez un adolescent après exposition unique par vapotage de 5F-ADB, un puissant cannabinoïde de synthèse, Mme S. SALLE présentera leur danger. Enfin, à travers sa présentation, Mr O. MORTELE présentera les écueils, et solutions, de la mise en évidence analytique d’une exposition aux cannabinoïdes de synthèse.

Technicien de laboratoire médical, Médecin Généraliste, Psychiatre, + 3 autres


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Nouvelles Substances Psychoactives (NPS) : abords clinique et analytique

DPC

Cette action se propose d'actualiser les connaissances des participants dans le domaine des Nouvelles Substances Psychoactives, tant sur le plan clinique, qu'analytique. Les thèmes abordés sont : - les données épidémiologiques actuelles, en France comme en Europe, - Abord pharmacodynamique des NPS et toxidromes, - les données des cas d'intoxication, que cela soit en pratique clinique ou médico-légale, - les solutions analytiques illustrées par des exemples clinico-biologiques documentés.

Technicien de laboratoire médical, Médecin légiste


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Analyses de la salive : indications et dernières avancées

DPC

Ce programme de formation fait suite à la mise en place des analyses de confirmation salivaire des stupéfiants dans le cadre de la conduite automobile en France, et cela en lien avec l'application des textes récents (Décret no 2016-1152 du 24 août 2016, Arrêté du 13 décembre 2016). En effet, la possibilité d'utiliser la salive comme échantillon de dépistage des drogues est l'objet d'un intérêt scientifique et médical considérable. Après un rappel sur l’intérêt de la salive dans l’analyse toxicologique, les orateurs feront le point sur le dépistage et la confirmation salivaires dans le contexte de la conduite après usage de stupéfiants, et enfin, les dernières avancées dans l’analyse salivaire seront abordées. 1-Rappel sur la matrice salivaire : intérêts, difficultés. 2- La première partie de la matinée permettra de faire le point sur le dépistage et la confirmation salivaires dans le cadre de la lutte contre la conduite après usage de stupéfiants. Seront abordés des points à la fois très pratiques comme les modalités de pré-traitement des échantillons, mais aussi interprétatifs par l’analyse et l’interprétation des résultats des contrôles externes de la qualité traités en 2017. Les échanges et les interactions avec l’assistance seront favorisés par l’organisation d’une table ronde. 3- La seconde partie sera consacrée aux dernières avancées dans l’analyse salivaire : élargissement aux dosages des nouvelles drogues dans la salive, aux comparaisons entre la salive et l’air expiré et enfin, aux dépistages des substances psychoactives en entreprise par l’intervention d’un médecin du travail. Durée de la séquence Objectifs Méthodes (exemple) 9 h à 9h20 (20 minutes) Etat des connaissances Diaporama 9 h20 à 9h40 (20 minutes) Objectif spécifique : connaitre les modalités de prétraitement Diaporama 9 h40 à 10h (20 minutes) Objectif spécifique : connaitre les modalités d’exploitation des résultats Diaporama 10h à 10h45 (45 minutes) Discuter des difficultés rencontrées : analyses de situations pratiques Table ronde 11h15 à 11 h 35 (20 minutes) Objectif spécifique n°2 : connaitre l’intérêt de la matrice salivaire dans de nouveaux contextes que sont les dosages des nouvelles drogues de synthèse Diaporama 11h35 à 11h55 Objectif spécifique n°3 : comparer la matrice salivaire et l’air expiré pour l’identification des substances psychoactives Diaporama 10h 30 12 h 30 ( 2 heures ) Retour d’expérience sur les dépistages de substances psychoactives en entreprise Diaporama - Retour d’expérience les diaporamas des orateurs ont été transmis (cf doc ci-dessous)