Logo App'Ines

65 formations DPC EPS disponibles

Recherches populaires

HypnosePathologies neuro-musculosquelettiquesDouleursSport

Affiner votre recherche

Financement

Organisme de formation

Format

Psychiatre


En présentiel

Soigner les troubles phobiques et les troubles obsessionnels compulsifs par l’intention paradoxale et la logothérapie de Viktor Frankl

DPC

Résumé: La pensée de Viktor Frankl (1905-1997), psychiatre autrichien à l’origine de la logothérapie, reste méconnue en France. Pourtant, nous devons à ce médecin de nombreuses découvertes, parmi lesquelles l'intention paradoxale, reprise par l'école de Palo Alto dans le cadre de l'« injonction paradoxale ». La logothérapie est une psychothérapie fondée sur la question du sens de la vie. Thérapie existentielle, elle rejoint certains questionnements de la psychologie positive et de la troisième vague des TCC. Dans chaque situation concrète de son existence, par-delà les déterminismes biologiques ou psychologiques qui peuvent le contraindre, l'être humain a la possibilité d'orienter sa vie vers ce qui lui donne du sens. Cette orientation ne se fait pas au hasard. L'être humain est attiré par des valeurs qui guident ses choix, et sa décision prend en compte son aspiration à la liberté et son sens de la responsabilité. Pour accompagner la personne, le logothérapeute s’appuie sur une véritable clinique des valeurs (de vécu, de création et d’attitude), et de leurs conflits sous-jacents. Sa pratique, tournée vers le futur du patient, n’hésite pas à faire appel au dialogue socratique et à l’humour. Le thérapeute dispose également de méthodes propres, comme l’intention paradoxale, la déréflexion ou la modulation d’attitude, qui ont un impact thérapeutique extrêmement intéressant. L'intention paradoxale intéresse tout particulièrement le traitement psychothérapeutique des phobies et des troubles obsessionnels-compulsifs (TOC). Cette méthode d’apparence illogique consiste à souhaiter ce qui fait peur pour soigner la peur. L’intention paradoxale ne se résume pas à une thérapie d’exposition : elle a des propriétés intrinsèques qui font d’elle un puissant antagoniste de l’angoisse. Le thérapeute explique tout d’abord la méthode à l’aide d’exemples simples. Puis il aide le patient à découvrir l’ensemble des peurs sous-jacentes aux symptômes phobiques ou obsessionnels-compulsifs que celui-ci présente. Ensuite, il apprend au patient à souhaiter ce qui précisément lui fait peur. Par exemple, le patient qui craint d’être jugé négativement, de trembler et de rougir en public, va apprendre à mentaliser le souhait paradoxal de ses peurs : « Pas question de ne pas prendre la parole, je veux absolument bafouiller, montrer mes plus beaux tremblements et devenir cramoisi. Je veux absolument être ridicule et que tout le monde se moque de moi ! ». Il soigne alors son trouble en appliquant ces mentalisations paradoxales. Le thérapeute accompagne le patient aux différentes étapes de ce processus de soin : explication de la méthode ; psychoéducation du trouble, apprentissage de la cohérence cardiaque ; repérage des peurs ; mise au point, verbalisation et entraînement aux intentions paradoxales ; mise en œuvre concrète pour soigner les troubles ; recherche de solution en cas de difficulté à appliquer la méthode ; identification des évitements et des éventuelles erreurs ; etc. La déréflexion peut être associée utilement au soin par l’intention paradoxale : elle consiste à encourager le patient à concrétiser les valeurs qui lui sont chères afin de l’aider à orienter sa vie en lui donnant le meilleur sens possible. En effet, les peurs relatives aux troubles phobiques ou aux TOC constituent bien souvent une entrave à la réalisation des valeurs. L’objectif de cette formation est de donner aux participants des bases suffisamment solides pour pouvoir pratiquer une méthode de soin des phobies et des TOC intégrant cohérence cardiaque, intention paradoxale et déréflexion. Objectifs: - Situer le contexte et l’origine de l’intention paradoxale et de la logothérapie. - Définir les principes de la méthode et les outils associés pour sa pratique (cohérence cardiaque ; déréflexion). - Identifier les indications et contre-indications de l’intention paradoxale. - Enoncer la clinique des troubles phobiques et des troubles obsessionnels-compulsif, et les outils de repérage et d’évaluation. - Dispenser des éléments de psychoéducation sur ces troubles. - Mettre en œuvre la pratique de l’intention paradoxale dans le traitement des phobies et des TOC. - Appliquer les principes de l’accompagnement du patient par cette méthode.

Psychiatre


En présentiel

Formation à la passation de l’entretien standardisé « M.I.N.I.–S. » et aux échelles d’évaluation (dépression, troubles anxieux, TOC, ESPT).

DPC

Résumé : L’entretien standardisé « MINI-S » (Mini International Neuropsychiatric Interview – Simplified) permet le repérage de près d’une vingtaine de troubles de l’axe I du DSM (ou de la CIM 10). Il s’agit d’un outil diagnostique qui permet le repérage des comorbidités (ou des co-diagnostics) psychiatriques et qui améliore la fiabilité du diagnostic. Les échelles d’évaluation permettent de préciser l’intensité des troubles. Deux types de passation sont possibles : hétéro-évaluation et auto-évaluation. Les échelles d’auto-évaluation seront ici privilégiées pour leur utilisation aisée. Sont abordés ici les échelles d’auto-évaluation de la dépression, du burnout, des troubles anxieux, de l’ESPT et des TOC : HAD, BDI, MBI, STAI, Questionnaire des peurs, Echelle des peurs, Rosenberg, Leibowitz, Rathus, PCL-S, OCI-R, Inventaire de Padoue. Outre la mesure de l’intensité du trouble, ces échelles permettent de mieux appréhender les ressentis du patient et aident celui-ci à identifier ses difficultés, ce qui contribue à améliorer la qualité de l’accompagnement, dans une psychothérapie de soutien comme dans une prise en charge spécialisée. Elles permettent aussi de suivre l’évolution des troubles. Au total, entretien standardisé et échelles d’(auto-)évaluation sont des outils complémentaires, qui s’intègrent dans la pratique du médecin psychiatre. Pour le psychiatre , ces outils diagnostiques ont un double intérêt dans la prise en charge des pathologies résistantes de type Trouble de l’humeur et/ou Trouble anxieux. En revanche, ce type de bilan nous paraît moins adapté pour un patient souffrant de schizophrénie résistante. Tout d’abord, face à un trouble de l’humeur résistant, comme par exemple une dépression résistante, on sait l’importance du repérage des comorbidités : troubles anxieux, Etat de Stress Post-Traumatique, TOC, etc.… qui sont des facteurs de résistance connus. Dans le domaine du trouble bipolaire, on sait l’association fréquente avec le TDAH, les troubles anxieux, le TOC, le trouble de personnalité borderline (seulement évoqué dans le cadre de cette formation). Il convient de détecter ces comorbidités pour définir la stratégie thérapeutique adaptée face à la pathologie résistante. D’autre part, en repérant tôt la présence des comorbidités, grâce à une évaluation diagnostique standardisée, on œuvre pour une forme de prévention des résistances, en réalité dues à la non-prise en compte initiale de troubles associés. Objectifs : - Situer le contexte et l’origine de l’entretien standardisé MINI (classifications internationales ; uniformisation des diagnostics). - Connaître les principes de l’entretien standardisé MINI. - Apprendre à faire passer un entretien standardisé MINI. - Connaître les principes des échelles d’évaluation. - Identifier comment proposer aux patients la passation d’échelles d’auto-évaluation et savoir les administrer dans le domaine de la dépression, du burn-out, des troubles anxieux, de l’Etat de Stress Post-Traumatique, des Troubles Obsessionnels-Compulsifs.

Médecin Généraliste


En présentiel

Comprendre, diagnostiquer et accompagner les Troubles du Spectre Autistique chez l'enfant et l'adolescent: repères théoriques et pratiques pour les médecins de première ligne

DPC

Résumé de l'action Formation à destination des médecins de première ligne de l’Essonne (médecins généralistes et pédiatres), afin de leur fournir les repères et outils pour favoriser le repérage précoce et l’évaluation des troubles ainsi que la coordination optimale des parcours diagnostiques et de prise en charge pour les enfants et adolescents présentant un Trouble du Spectre Autistique sur le territoire de santé essonnien. Objectifs - Comprendre les caractéristiques des troubles du Spectre Autistique. - Acquérir les outils nécessaires pour repérer et diagnostiquer le TSA. -Orienter l'enfant et sa famille vers un parcours de diagnostic et une prise en charge adaptée. - Soutenir l'enfant et sa famille - Coordonner les parcours de prise en charge -

Psychiatre


Mixte

La psychiatrie transculturelle: méthodes, indications, applications cliniques.

DPC

RESUME DE L’ACTION Contexte. Selon les données de l’INSEE de 2021 (Étrangers - Immigrés en 2021) le département de l'Essonne accueille 217 295 immigrés (personnes étrangères à l’étranger) pour une population totale de 1 287 330 personnes. https://www.insee.fr/fr/statistiques. Le recensement de 2021 indique 270 032 enfants de 0 à 14 ans en Essonne. Une enquête spécifique a montré qu’en 2006, en Île de France, la proportion des enfants mineurs d’immigrés représente 33% des enfants, 50 % des enfants en Seine St Denis, 26% en Essonne. (Sagot et Dupoizat 2011, Les descendants d’immigrés vivant en Île-de-France, (Note rapide Société, n° 531 Institut Paris Région)). Sur la France, un enfant sur trois a au moins un parent qui vient de l’étranger. La population concernée est donc importante. Spécificité Les enfants d’immigrés n’ont pas de pathologies spécifiques, mais présentent une vulnérabilité spécifique, et peuvent parfois relever de prise en charge spécifique. Les troubles psychiques associés à la migration n’en sont pas la conséquence mécanique, mais sont liés à toute une série de facteurs, des plus intrapsychiques ou plus sociaux. Ils peuvent être différés et s’échelonner tout au long de la vie (Baubet et Moro 2013). En Europe, plusieurs études ont montré une augmentation de 5 à 10% du risque de troubles internalisés chez les enfants migrants. La première génération d’enfants migrants présente plus de symptômes de dépression, d’anxiété, de stress post-traumatique, et plus de difficultés scolaires, de troubles du sommeil et d’idées suicidaires. Chez les enfants de seconde génération, la prévalence des troubles mentaux sur la vie est de 35% plus élevée que chez les enfants autochtones, avec des taux élevés de dépression, d’anxiété et de stress post-traumatique (Lachal et al, 2020). La dimension traumatique, avant pendant et après le voyage migratoire, est très souvent présente. La psychothérapie transculturelle est une technique spécifique développée dans le cadre de la psychiatrie transculturelle pour répondre aux besoins spécifiques des migrants souffrant de troubles mentaux. Plusieurs études cliniques qualitatives en montré l’efficacité (Moro, 2003, 2014 ; Sturm, Nadig, & Moro, 2011). Un Programme Hospitalier de Recherche Clinique dirigé par Christian Lachal et Marie Rose Moro est en cours pour en étudier l’efficacité, par une recherche randomisée sur la dépression de l’enfant migrant (Lachal et al 2020) Grandes lignes La formation apportera les notions de base de la psychiatrie transculturelle, sur les plans théoriques et cliniques. La consultation transculturelle La consultation transculturelle est un dispositif de seconde ligne, qui ne substitue pas à la prise en charge de première ligne du CMP ou du CMPP. Le traitement médicamenteux est du ressort du psychiatre traitant adresseur. Une discussion est possible entre le psychiatre traitant et le psychiatre de la consultation transculturelle sur le traitement médicamenteux, qui ne peut donner qu’un avis, non une décision. Pour chacune des situations présentées lors de la formation, une prise en charge en première ligne est déjà mise en place. Les objectifs de cette formation sont: -  Acquérir des connaissances et des compétences pour le repérage et la prise en compte des facteurs culturels, migratoires et traumatiques dans la clinique -  Etre capable, en fin de parcours, de repérer les facteurs culturels, migratoires et traumatiques dans la clinique -  Prendre en compte ces facteurs dans la prise en charge des patients, associée en général pour les enfants à la prise en charge de leur famille.

Aide-soignant, Médecin Généraliste, Psychiatre, Infirmier


En présentiel

Ethique et pratiques de soin en psychiatrie

DPC

Le milieu du soin, et spécialement en psychiatrie, est confronté à des situations de plus en plus complexes qui mettent à l’épreuve le professionnalisme et requièrent une réflexion accrue dans les équipes. Dans la relation de soin, à visée thérapeutique, s’insèrent d’autres questions qui sont à la croisée de la médecine, de la philosophie et du droit, comme le consentement, l’espace de la liberté du patient, l’administration de médicaments, la réception et l’usage de la violence, dont les réponses ne peuvent être simples. Sur le terrain, pourtant, les équipes de soin, médecins, infirmier-e-s, aides-soignant-e-s doivent prendre des décisions, au cas par cas, et relever les défis du quotidien. Entre les pratiques et les enjeux se constitue un ensemble de débats et de dilemmes, tranchés ou en suspens, qui appellent une réflexion éthique, c’est-à-dire une revue collective et encadrée de l’action au regard des valeurs qui la portent. La formation proposée entend soutenir les professionnels du soin en psychiatrie, collègues du même établissement, dans leur effort de maintenir entre un diapason commun pour articuler leurs pratiques et élaborer leur réflexion . Pour cela, la formation voudrait donner à l’éthique un sens d’instrument, à travers un parcours médical, historique et philosophique, et appréhender avec le groupe des notions-clés servant à initier des débats éthiques par une diversification des points de vue disciplinaires. Elle sera l’occasion d’allers-retours entre des moments théoriques et des phases de réflexion autour des pratiques de soin. Ces dernières seront mises en discussion par des études de cas, et des analyses de situations pratiques amenées par les participants . Les objectifs poursuivis : - Comprendre ce qu’est l’éthique et situer son enjeu dans les pratiques de soin en psychiatrie - Acquérir quelques notions-clés en éthique médicale - Développer une réflexion sur des situations complexes et incertaines en psychiatrie et construire un point de vue sur des bases éthiques - Adopter une réflexivité sur ses pratiques propres et intégrer des modes délibératifs de la décision

Aide-soignant, Diététicien, Ergothérapeute, + 6 autres


En présentiel

Alternatives aux pratiques d'isolement et de contention en psychiatrie et santé mentale

DPC

L’isolement et la contention restent des pratiques utilisées dans les services de santé mentale malgré les conséquences négatives pour les patients, au niveau physique et psychique. En France, en 2019, selon l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), 7 à 8% des patients hospitalisés en psychiatrie l’ont été en isolement pour une durée moyenne de 16,2 jours. Concernant les études internationales, selon la revue de la littérature de Steinert et al. (2010), la fréquence d’utilisation de la contention suite à une admission en psychiatrie serait de 7,3 % en Angleterre, 8 % en Allemagne, 5 % en Finlande, 1,2 % aux Pays-Bas, 3,1 % en Suisse. Depuis plusieurs années, dans l’objectif de respecter les droits des usagers, il est demandé de faire évoluer ces pratiques avec : - Les Nations unies et la Convention des nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CRPD). - L’Organisation mondiale de la santé (OMS) au travers des Quality Rights. - Le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT). - Les textes législatifs français (Loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 et n° 2020-1576 du 14 décembre 2020). - Les recommandations de la Haute autorité de santé (Février 2017). - Les recommandations du Contrôleur général des lieux privatifs de liberté, en 2014 et 2019. Face à ces constats, il nous apparaît adapté de proposer aux professionnels exerçant dans le cadre du handicap en santé mentale une réflexion sur cette thématique. Une action de formation à partir des Quality Rights déclinés par l’OMS, avec le module « Appliquer des stratégies pour mettre fin à l’utilisation de l’isolement, de la contention et d’autres pratiques coercitives » répond à ces besoins. Le programme Quality Rights vise à améliorer les soins dispensés dans les services de santé mentale et à promouvoir les droits humains des personnes en situation de handicap psychosocial, intellectuel ou cognitif. L’OMS met à disposition, en lien avec le Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé pour la recherche et la formation en santé mentale de Lille, des outils de formation comprenant l’apport théorique sous forme d’un programme de formation détaillé, accompagné d’un support Power point et de supports d’évaluation. L’OMS résume ainsi cet outil de formation : « Le but de cette formation sur les stratégies visant à mettre fin aux pratiques d'isolement et de contention n'est pas de laisser entendre que des situations tendues et conflictuelles ne se produisent pas au sein des services - il est admis que ce type de situations se produit. Cependant, comme le démontre ce module, l'utilisation de l'isolement et de la contention constituent des réponses inadéquates, inappropriées, humainement inacceptables et pouvant avoir des conséquences néfastes. En examinant comment les situations complexes et les cultures des services contribuent à générer des situations de tension, le module donne aux participants l'occasion de remettre en question les idées reçues concernant l'isolement et la contention, et de comprendre le besoin urgent de changer les pratiques de service, afin de s'assurer que les personnes reçoivent les soins et le soutien qu'elles trouvent acceptables, utiles et efficaces. Ce module permet aux participants de comprendre l'impact physique et psychologique de l'isolement et de la contention, et de démontrer que ces pratiques ne respectent pas les droits de l'homme. Les participants apprendront à remettre en question certaines des hypothèses utilisées pour justifier ces pratiques, et acquerront des connaissances et des compétences sur les principales stratégies et approches qui peuvent être mises en œuvre pour éliminer complètement les usages de l'isolement et la contention. » Les objectifs sont les suivants : Objectif principal : - Sensibiliser les soignants aux impacts négatifs de l’utilisation de l’isolement et de la contention dans la prise en charge des patients ; aux stratégies alternatives visant à mettre fin aux pratiques d’isolement et de contention. Objectifs spécifiques : Les participants, en fin de formation, seront capables de : - définir les pratiques que sont l’isolement et la contention dans les services de soins ; - discuter de l’impact physique et psychologique de l’isolement et de la contention sur les usagers des services et sur les professionnels de la santé mentale et des services médico-sociaux et sociaux ; - comprendre comment l’isolement et la contention ne respectent pas les droits de l’homme ; - comprendre et remettre en question les raisons du recours à l’isolement et à la contention dans les services de santé mentale ; - acquérir des connaissances et des compétences sur les différentes stratégies qui peuvent être mises en œuvre dans les services de soins en santé mentale afin de mettre fin aux pratiques d’isolement et de contention.

Neurologue, Psychiatre


Mixte

La psychiatrie transculturelle : principes, méthodes, indications, applications cliniques

DPC

Contexte. Selon les données de l’INSEE de 2016 (Étrangers - Immigrés en 2016) le département de l'Essonne accueille 203 419 immigrés (personnes étrangères à l’étranger) pour une population totale de 1 287 330 personnes. https://www.insee.fr/fr/statistiques. Le recensement de 2017 indique 270 032 enfants de 0 à 14 ans en Essonne. En 2006, en Île de France, la proportion des enfants mineurs d’immigrés représente 33% des enfants, 50 % des enfants en Seine St Denis, 26% en Essonne. (Sagot et Dupoizat 2011, Les descendants d’immigrés vivant en Île-de-France, Note rapide Société, n° 531 Institut Paris Région). Sur la France, un enfant sur trois a au moins un parent qui vient de l’étranger et 17% des enfants sont migrants. La population concernée est donc importante. Spécificité Les enfants d’immigrés n’ont pas de pathologies spécifiques, mais présentent une vulnérabilité spécifique, et peuvent relever de prise en charge spécifique. Les troubles psychiques associés à la migration n’en sont pas la conséquence mécanique, mais sont liés à toute une série de facteurs, des plus intrapsychiques ou plus sociaux. Ils peuvent être différés et s’échelonner tout au long de la vie (Baubet et Moro 2013). En Europe, plusieurs études ont montré une augmentation de 5 à 10% du risque de troubles internalisés chez les enfants migrants. La première génération d’enfants migrants présente plus de symptômes de dépression, d’anxiété, de stress post-traumatique, et plus de difficultés scolaires, de troubles du sommeil et d’idées suicidaires. Chez les enfants de seconde génération, la prévalence des troubles mentaux sur la vie est de 35% plus élevée que chez les enfants autochtones, avec des taux élevés de dépression, d’anxiété et de stress post-traumatique (Lachal et al, 2020). La dimension traumatique, avant pendant et après le voyage migratoire, est souvent présente. La psychothérapie transculturelle est une technique spécifique développée dans le cadre de la psychiatrie transculturelle pour répondre aux besoins spécifiques des migrants souffrant de troubles mentaux. Plusieurs études cliniques qualitatives en montré l’efficacité (Moro, 2003, 2014 ; Sturm, Nadig, & Moro, 2011). Un Programme Hospitalier de Recherche Clinique dirigé par Christian Lachal et Marie Rose Moro est en cours pour en étudier l’efficacité, une recherche randomisée sur la dépression de l’enfant migrant. (Lachal et al 2020) Grandes lignes La formation apportera les notions de base de la psychiatrie transculturelle, sur les plans théoriques et cliniques Objectifs Acquérir des connaissances et des compétences pour le repérage et la prise en compte des facteurs culturels, migratoires et traumatiques dans la clinique

Psychiatre, Infirmier, Préparateur en pharmacie


E-learning

E-learning « Prise en charge de la douleur à l’EPS Barthélemy Durand »

DPC

La recherche et la prise en charge de la douleur sont une obligation pour tous les professionnels de santé. En psychiatrie, et particulièrement dans notre établissement, nous constatons une moindre sensibilisation des soignants à cette obligation. Lors de l’admission et dans la suite de la prise en charge du patient, la gestion de la crise reste prioritaire. Pour les pharmaciens animant le Comité de lutte contre la douleur (CLUD) et la Direction des soins de notre établissement, il est donc apparu nécessaire de mettre en œuvre une action afin de sensibiliser l’ensemble des infirmiers et psychiatres à cette amélioration de la prise en compte de la douleur des patients que nous recevons. L’action a été construite à partir des recommandations existantes : Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD), Haute autorité de santé (HAS), Ministère de la santé, Centre national ressources douleur (CNRD), RESCLUD, Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM). Elle aborde les thèmes suivants : - Définition, législation, épidémiologie, - Physiologie de la douleur, - Les différentes populations concernées, - Evaluation de la douleur, - Traitements de la douleur, - Les ressources. Pour chaque thème, une présentation théorique est réalisée suivie d’une session de questions / réponses permettant aux participants de consolider les notions précédemment présentées. Des dessins réalisés par une patiente et des professionnels de l’établissement rythment l’ensemble du document ainsi que des vidéos. Le contenu a été validé par le pharmacien président du CLUD, deux cadres de santé dont un ex-formateur en IFSI et par les infirmières ayant contribué à la création des dessins. L’objectif est d’améliorer la prise en charge de la douleur sur l’EPS Barthélemy Durand en : - Actualisant les connaissances sur la douleur et sa prise en charge, - Sensibilisant à la détection et à la prise en charge de la douleur chez les patients psychiatriques ou handicapés, - Initiant une dynamique institutionnelle sur cette thématique.

Aide-soignant, Médecin Généraliste, Psychiatre, Infirmier


En présentiel

Les addictions au féminin

DPC

Pour la 7ème édition des rencontres de psychiatrie et addictologie de l’EPS Barthélemy Durand, le thème retenu concerne les femmes et les addictions. Ce thème mérite d’être abordé en raison de différences de comportements, d’usages et de facteurs de risques entre les hommes et les femmes ; mais également à cause du frein que constitue la stigmatisation des femmes consommatrices, à leur venue dans les structures spécialisées en addictologie. Ainsi que pour la reconnaissance de leurs besoins spécifiques d’accueil dans des espaces dédiés à leur prise en charge, permettant d’aborder plus spécifiquement les questions relatives à la périnatalité, aux maltraitances et violences vécues et de la féminité. Les objectifs de cette journée sont : -Connaître les différences épidémiologiques des addictions selon le genre. - Connaitre les notions essentielles et utiles en pratiques cliniques quotidiennes pour la prévention, le dépistage et la prise en charge des addictions les plus fréquemment rencontrées chez les femmes. -Comprendre l'importance des maltraitances précoces dans le développement des addictions chez les femmes, y compris sur le plan biologique. -Savoir repérer, savoir transmettre des messages simples de prévention, savoir orienter les femmes en situations d’addiction en période de périnatalité -Connaitre les principales recommandations pour le dépistage, contraception et accompagnement gynécologique des femmes souffrant d’addiction -Comprendre l’intérêt des groupes de parole et des espaces spécifiques d’accueil dédiés aux femmes

Neurologue, Psychiatre, Pharmacien


En présentiel

Pertinence de la prescription des neuroleptiques chez l’enfant et l’adolescent à l’EPS Barthélemy Durand

DPC

La prévalence des troubles psychiatriques invalidants chez l’enfant et l’adolescent est estimée à 20 %. Les neuroleptiques de seconde génération ont montré une certaine efficacité, y compris dans les populations pédiatriques, pour le traitement de nombreuses pathologies psychiatriques, en particulier les troubles du spectre de la schizophrénie, les troubles bipolaires et les troubles du comportement chez les patients autistes ou avec déficience intellectuelle. Depuis la mise sur le marché des neuroleptiques dits second génération, leur prescription s’est développée rapidement au motif d’un profil d’effets indésirables annoncé meilleur que celui des neuroleptiques de première génération. Cette utilisation large de neuroleptiques est préoccupante, d’une part car la prescription est souvent hors autorisation de mise sur le marché pour certains neuroleptiques, et, d’autre part, par l’absence de données sur leur impact potentiel sur des cerveaux en développement. D’après des données récentes, les enfants et les adolescents seraient plus sensibles que les adultes à certains effets indésirables, en particulier les prises de poids, les syndromes métaboliques et l’hyperprolactinémie associée ou non à une galactorrhée et, chez la fille, à une aménorrhée. Cette étude consiste à faire un état des lieux des prescriptions des neuroleptiques chez l’enfant et l’adolescent. Nous prendrons en compte les pratiques courantes de prescriptions au regard du cadre légal. La méthode d’évaluation choisie est celle d’une enquête rétrospective de pratique, par la revue des dossiers des enfants ayant bénéficié d’une prescription de neuroleptiques. Une grille de recueil de données est construite en 3 chapitres : - Antécédents cliniques - Antécédents thérapeutiques - Antécédents paracliniques Chacun de ces chapitres est à remplir par un pédopsychiatre et un pharmacien ou bien par deux pédopsychiatres. Tous les éléments de l’EPP sont issus du dossier patient. L’objectif de cette action d’évaluation des pratiques professionnelles est : - d’améliorer la prise en charge des enfants et adolescents souffrant de troubles psychiatriques sous neuroleptiques. Il passe par : - l’encadrement de la prescription des neuroleptiques hors AMM chez l’enfant et l’adolescent par la rédaction d’un guide d’utilisation des neuroleptiques chez l’enfant et l’adolescent ; - la recommandation d’un bilan pré thérapeutique ; - l’amélioration de la surveillance clinique et biologique des enfants et adolescents sous neuroleptiques ; - la diffusion des résultats de l’étude et des recommandations aux équipes soignantes.